16 Mars 2025

On ne gagne pas à tous les coups…

Un matin de mars comme celui-ci, où les premières fleurs de prunelier se sont ouvertes, ce n’était vraiment pas la bonne idée! Tout ce vivant construit pour rien, tout englué de neige fondue, ces fruits et ces graines qui ne verront jamais le jour… Mais ainsi va la vie des plantes, économes de mouvement et paraissant vulnérables dans leur immobilité. Si ce ne sont pas ces fleurs là qui donneront descendance, s’en seront d’autres demain, ou l’an prochain. Et au jardin, les cognassiers ne perdent qu’à peine de leur superbe, même s’ils n’auront pas ce jour la visite de leurs pollinisateurs (Chaenomeles japonica, Rosaceae).

Tout début mars

Ca y’est, c’est la panique! Trop de choses à vous montrer….

Le soleil, les jours qui s’allongent à grande vitesse, tout s’accélère et chaque jour est une nouvelle explosion. Comme tous les ans à cette époque, c’est le début de la paralysie! Que choisir pour faire la une, celle-ci? celle-là? ou celle-là? Comment choisir? Cette fois, je vais trancher, plutôt que de rien faire, et tant pis pour les autres. Ce sera la Pulmonaire (Pulmonaria officinalis, Boraginaceae) et aussi toujours, nos terribles et magnifiques compagnes, les ronces qui ont vaillamment traversé l’hiver. Le saviez vous? Les fleurs de Pulmonaire passent du rouge au violet, non pas pour nos beaux yeux, mais pour aider les pollinisateurs à aller à l’essentiel : les fleurs nouvellement écloses avec pollen, et non celles déjà fécondées.

16 Février 2025

Des nouvelles fraîches

Oyé oyé, habitants des villes et des appartements! Restez connectés! Dehors, nos guerrières, bourrées d’anti-gel, sont déjà à l’œuvre, dans les bois ou les fossés. Celles qui fleurissent déjà ou qui sont sur le point de le faire, celles qui osent déjà les jeunes feuilles, vite avant l’ombre des géants. Si vous le pouvez, partez en promenade et ouvrez grand les mirettes! Vous verrez peut être les chatons dorés des noisetiers, les fières rosettes des pulmonaires et leurs fleurs déjà sur le point d’éclore, le gouet pointant déjà le début de son étrange inflorescence, les coussins de stellaires croissant sous le givre, les tapis de véroniques, les églantiers qui brandissent déjà quelques nouvelles feuilles tendres… Ce n’est pas encore la vague des anémones ou des petites pervenches, mais c’est certain, elle n’est plus très loin… on oubliera bientôt l’hiver! (Stellaria holostea, Caryophyllacées).

8 Juin 2020

Beauté cachée

La Lampsane commune n’est pas très remarquable. Elle est plutôt discrète, d’un vert assez terne, tant qu’elle ne déploie pas sa hampe florale. Son toucher est plutôt rêche et elle n’intéresse pas le bétail. Elle produira bientôt de toutes petites fleurs jaunes comme de petits pissenlits, qu’on regardera à peine. Mais lorsque le soleil baisse, elle le capture de ses feuilles ondulées et velues et nous le donne à contempler, comme peu d’autres aussi bien autour d’elle. (Lapsana communis).

2 Juin 2020

Flamenco

Le soleil est déjà bas sur le bord de la rivière et c’est comme si la nature se préparait pour « sortir ». Les pâles menthes soulignent d’or leurs feuilles. Les très discrètes fleurs des Scrophulaires aquatiques s’embrassent de rouge, comme pour préparer leurs grandes hampes florales à une folle soirée de danse (Scrophularia aquatica).

27 Mai 2020

Silhouette

Dans la futaie, déjà guettée par la sécheresse, l’Epiaire des bois ou Ortie puante, s’élance vaille que vaille. Parmi les vagues de carex et graminées, on la distingue par sa silhouette vert tendre soulignée de lumière (Stachys sylvatica).

23 Mai 2020

Odeurs entêtantes

Il est certaines plantes qu’on sent avant de les voir, lorsqu’elles sont en fleur, comme le Sureau ou le Gaillet mou (fleurs blanc crème). On ne saurait dire si cela sent bon, tellement cela sent fort. Le Gaillet mou (ou Caille-lait) rappelle un peu les crêpes, le Sureau est plus indéfinissable. Une chose est sûre, c’est en ce moment que cela se passe! Au jardin, le Sureau Noir (ainsi appelé à cause de ses baies noires) se décline en robe de feuilles noires et fleurs rosées (Galium mollugo, Sambucus nigra, Sambucus nigra « Black Lace »).

14 Mai 2020

Une fleur si populaire

Ils explosent au bord des routes et chemins,et parfois même se hissent au dessus des jeunes épis d’orge. Comment expliquer la popularité de cette fleur, pourtant si mal venue au sein des cultures? Sa couleur chatoyante? le feutré de ces pétales? sa légèreté dans le vent? Quoiqu’il en soit, le coquelicot est une star incontestée des mois de mai et juin. (Papaver rhoeas).

23 Avril 2020

Elégante curiosité

Le Sceau de Salomon multiflore ne ressemble à aucune autre plante de nos sous-bois et lisières. Il arrive dans la deuxième vague de fleurs, juste après les innombrables anémones et pervenches ou encore plus tard en situation moins ensoleillée. S’il occupe moins le terrain, sa silhouette en faux qui émerge des herbes et ses fleurs en tube étonnantes le font reconnaitre de loin et à coup sûr. D’où lui vient ce nom étrange? Semble-t-il de la cicatrice que forme sur le rhizome la tige de l’année précédente, une étoile à six branche. (Sceau de Salomon multiflore, Polygonatum multiflorum)

31 Mars 2020

Jeunes feuilles pour les précoces

En ce dernier jour de mars, dans le sous-bois encore inondé de lumière, certains jeunes arbres commencent d’épanouir leurs feuilles. Tant de vitalité dans ces jeunes pousses qui accrochent si bien la lumière… tant de plaisir dans la promenade. Merisier, charme et peuplier tremble emplissent la forêt de milliers de touches de couleurs.