14 Mars 2021

Triste accueil

S’il est un messager du Printemps, c’est bien lui, le Prunellier, lui qui illumine d’ordinaire les campagnes grisonnantes de gais ourlets blancs aux contours moutonneux. A peine quelques rayons de soleil et voilà qu’il semble déjà s’effacer derrière un rideau de pluie froide, ployant l’échine sous les derniers assauts de l’hiver. A qui le dernier mot? Pour le monde sauvage, la joute est cruciale, dont l’issue sera manne de nourriture à la mauvaise saison.. ou pas. (Prunus spinosa,Rosacées).

10 Mars 2021

En quittant la plaine…

…je retrouve au bord d’un plateau calcaire, là où la terre est chiche et la sécheresse mordante, les prairies rases où éclosent malgré le froid les muscaris, géraniums et tabourets et où les orchidées par dizaine préparent leur floraison mystérieuse. Un peu plus loin, les arbrisseaux tortueux sont noyés de lichens et de mousses, cachant leurs branchages noueux et déformés et leur âge avancé. Et puis, par endroit, voilà que le soleil joue avec les grappes de fleurs du Cornouiller mâle, petits bijoux de lumière tremblant dans le vent. Tout ici se gagne millimètre par millimètre, mais la vie est pourtant là partout, en équilibre précaire, mais en équilibre tout de même (Cornus mas, Cornacées).