En d’autres temps, la nouvelle année commençait en Mars, au diapason du monde végétal en plein élan de vie. Mais nous sommes ainsi fait que nous jalonnons nos pas comme nous l’entendons. Quoiqu’il en soit, je vous souhaite 365 nouveaux jours sur terre pour admirer, peut être à mes côtés, la beauté que la nature nous donne à voir, même au coeur de l’hiver.
Le 20 décembre, de ces jours courts d’autant plus mornes que la grisaille est de mise en plaine de Saône, nous a tout de même offert deux heures de soleil inespérées, allégeant un peu la punition. Les restes des fruits du fusain sont passés du rose au rouge dans la lumière du soleil déjà bas et égayent les haies de discrètes petites « fleurs » aux couleurs de fêtes (Euonymus europaeus, Célastracées).
Quels sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes?
Vous avez sans doute déjà remarqué, dans les arbres ou les buissons, ces curieux amas échevelés aux reflets argentés. Que cela vous évoque des sorcières mal coiffées, des serpents, des gorgones ou des spermatozoïdes, ce ne sont que les graines de la Clématite des haies, parées pour l’envol. Elles iront bientôt engendrer plus loin une nouvelle liane à la croissance remarquable, qui partira à l’assaut des cimes ensoleillées à grand coup de vrilles. Et comme la Clématite est remarquable à plus d’un titre, elle n’a pour se hisser ainsi pas d’organe particulier. Ce sont simplement ces feuilles qui peuvent s’enrouler sur les branches de leur hôte (Clematis vitalba, Renonculacées).