16 Mars 2025

On ne gagne pas à tous les coups…

Un matin de mars comme celui-ci, où les premières fleurs de prunelier se sont ouvertes, ce n’était vraiment pas la bonne idée! Tout ce vivant construit pour rien, tout englué de neige fondue, ces fruits et ces graines qui ne verront jamais le jour… Mais ainsi va la vie des plantes, économes de mouvement et paraissant vulnérables dans leur immobilité. Si ce ne sont pas ces fleurs là qui donneront descendance, s’en seront d’autres demain, ou l’an prochain. Et au jardin, les cognassiers ne perdent qu’à peine de leur superbe, même s’ils n’auront pas ce jour la visite de leurs pollinisateurs (Chaenomeles japonica, Rosaceae).

9 Mars 2025

Débourrement ou débourrage…

Les deux termes manquent de toute façon singulièrement de poésie, pour décrire quelque chose d’aussi magique…. C’est l’éclosion des bourgeons pour nos plantes caduques, qui sortent de la torpeur hivernale. Et parmi le peloton de tête déjà de ce 9 mars, troènes, aubépines, peupliers, sureaux, ont pris l’avantage. Au jardin, les très élégantes spirées, agitent déjà leurs petites feuilles dorées dans le vent froid. Venues d’Asie, elles seraient sous surveillance, car localement invasives dans les milieux naturels… (Spirea japonica « Goldenflame », Rosacées).

6 Mars 2024

Buffet à volonté!

Prunelliers de nos haies et Myrobolan de nos jardins explosent en nuages pastels et c’est open-bar pour les pollinisateurs sortis de leur torpeur. Bien que luttant contre des températures tout juste propices à voler, les abeilles zigzaguent sur cette marée de fleurs providentielle, chargées de nectar et pollen à ramener à la ruche, promesses pour une nouvelle génération. (Prunus cerasifera, Rosaceae).

28 Février 2024

L’Automne en fin d’hiver.

Même si l’on ne m’aime pas parce que je sais me défendre, j’ai veillé tout l’hiver, offerte au gel et aux coups de vent. Je vais bientôt faire peau neuve, mais je continue jusqu’au bout de hisser les couleurs, vert, jaune, rose et rouge dans la grisaille de cette fin d’hiver, petits drapeaux flamboyants faisant de l’oeil aux promeneurs épars (Rubus sp. , Rosaceae).

12 Septembre 2022

Poursuivre

Meurtries par des mois de sécheresse, les survivantes semblent hésiter entre regain et démission. Déjà à demi marbrées des couleurs de l’automne, elles tendent vers la lumière assagie le vert tendre d’un simulacre de printemps. Peut être est-il encore temps de tenter quelques fleurs, de jeter à la barbe du vent mauvais une pincée de plus de promesses de vie. (Aigrimonia eupatoria, Rosacées).

21 Mars 2022

Equinoxe

C’est officiel, c’est l’Equinoxe et c’est le Printemps. Et pour fêter cela, les premiers représentants du genre botanique Prunus sont au rendez vous, comme chaque année. Mais imaginez un peu notre environnement sans cette famille d’arbres et arbustes. Finies les haies qui se réveillent en blanc à la fin de l’hiver, finis les nuages roses dans nos villes et villages, finies les ballades qui sentent le miel et les chemins jonchés d’étoiles blanches, finies les récoltes de mirabelles, de cerises, d’abricots, de prunes, de pêches et même, plus au Sud, d’amandes… Alors, même si les images ne manquent pas de leurs superbes fleurs que certains finissent par ne plus regarder, on ne peut pas ne pas leur rendre hommage encore une fois (Prunus cerasifera pissardii, Rosacées).

14 Mars 2021

Triste accueil

S’il est un messager du Printemps, c’est bien lui, le Prunellier, lui qui illumine d’ordinaire les campagnes grisonnantes de gais ourlets blancs aux contours moutonneux. A peine quelques rayons de soleil et voilà qu’il semble déjà s’effacer derrière un rideau de pluie froide, ployant l’échine sous les derniers assauts de l’hiver. A qui le dernier mot? Pour le monde sauvage, la joute est cruciale, dont l’issue sera manne de nourriture à la mauvaise saison.. ou pas. (Prunus spinosa,Rosacées).

18 Décembre 2020

Je t’aime, moi non plus!

Entre les Ronces et moi, c’est toute une histoire! Une histoire douloureuse de griffures profondes même au travers du jean, de presque chutes, de batailles grotesques où toute dignité est abandonnée, de frustration devant ses remparts parfois impénétrables… mais aussi une belle histoire d’admiration devant cette vie puissante et chiche, une vie de conquête, de fleurs, de fruits à confitures et de lumière. A l’entrée de l’hiver, les Ronces sont parmi les rares à porter haut les couleurs acidulées du printemps. Faisant fi du vent, du froid et de la pauvre lumière, on dirait qu’elles ne restent là que pour nous consoler de tant d’autres disparues (Rubus sp, Rosacées).