23 Mars 2025

La vague blanche est au rendez-vous

Anémones Sylvie couvrant les les sous-bois (il faut y aller!) et prunelliers au bord des champs, c’est le raz-de-marée de blancheur tant attendu. Le brouillard gris accroché aux branches dénudées de nos haies s’est enfin transformé en nuages blancs brillant dans le soleil à la vue de tous, accompagnant avec joie nos routes vers la journée de travail. Débauche de fleurs appelant les pollinisateurs de tout poil à peine réveillés et promesse de fruits pour l’hiver de nos passereaux, c’est le cadeau que nous fait ce modeste arbuste aux épines acérées que d’aucun déteste le reste de l’année (Prunus spinosa, Rosacées).

16 Février 2025

Des nouvelles fraîches

Oyé oyé, habitants des villes et des appartements! Restez connectés! Dehors, nos guerrières, bourrées d’anti-gel, sont déjà à l’œuvre, dans les bois ou les fossés. Celles qui fleurissent déjà ou qui sont sur le point de le faire, celles qui osent déjà les jeunes feuilles, vite avant l’ombre des géants. Si vous le pouvez, partez en promenade et ouvrez grand les mirettes! Vous verrez peut être les chatons dorés des noisetiers, les fières rosettes des pulmonaires et leurs fleurs déjà sur le point d’éclore, le gouet pointant déjà le début de son étrange inflorescence, les coussins de stellaires croissant sous le givre, les tapis de véroniques, les églantiers qui brandissent déjà quelques nouvelles feuilles tendres… Ce n’est pas encore la vague des anémones ou des petites pervenches, mais c’est certain, elle n’est plus très loin… on oubliera bientôt l’hiver! (Stellaria holostea, Caryophyllacées).

9 Février 2025

Les prémices…

Qu’on les attendent ou pas, aujourd’hui ils sont là, nos précurseurs, petites touches de vie qui revient, vaillants étendards de la prochaine explosion de chlorophylle, ou simples brigands dans la guère pour la lumière. Lianes robustes qui s’affichent ou brins d’herbe discrets, ils sont là. Encore une fois, la sève circule déjà, loin de nos tracas et quoi qu’il advienne, simplement parce ce que les jours rallongent. Et tant que la lumière sera là, avec un peu de chaleur, la vie végétale sera toujours notre indispensable commencement à tout, même pour ceux qui l’ignorent ou s’en moquent (Chèvrefeuille des haies sur robinier faux-acacia, Lonicera xylosteum, Caprifoliacées).

23 Avril 2024

Soleil, rosée et millepertuis

Ce matin d’avril, c’est cadeau! Rosée, soleil et nature qui s’élance, le printemps semble enfin généreux. A peine sortie des touffes d’herbes tendres, le frêle Millepertuis élégant me fait de l’oeil, tout nimbé de rosée et hissant ses chaudes couleurs. Je ne pouvais pas rater ce rendez-vous annuel! (Hypericum pulchrum, Clusiacées).

13 Avril 2024

A ne pas rater

Au rayon des feuillus qui sortent de leur torpeur au long de la rivière ou en lisière de bois, il en est un qu’il ne faut vraiment pas rater en ce moment. Bientôt, il sera bien plus terne bien que plein de promesses. Pour ces fruits qui réchaufferont notre hiver, c’est maintenant que cela se joue, alors que s’épanouissent en même temps les nouvelles feuilles en camaïeu d’orange et de vert, les chatons mâles imposants et les discrètes fleurs femelles. Le noyer n’est pas ordinaire et, vous l’aurez compris, c’est un de mes chouchous! Allez le regarder de près, maintenant ou… l’année prochaine (Juglans regia, Juglandacées).

9 Avril 2024

Le réveil des géants

Encore une fois changer d’échelle, essayer de capter cette énergie bouillonnante électrisant la futaie, et vous rapporter une image toute simple de nos géants tout juste sortis de leur torpeur (Quercus robur, Fagacées).

6 Avril 2024

Mise en scène

Le débourrage des feuillus s’emballe avec la température clémente et partout les jeunes pousses de toutes formes explosent. Ce soir, le soleil est assourdi de nuages bas et denses et les rafales malmènent les feuilles naissantes. Mais l’Erable plane se donne tout de même en spectacle avec ses écailles de bourgeons rougissantes, telles d’étranges et captivantes fleurs exotiques (Acer platanoides, Sapindacées).

24 Mars 2024

Radiographie

A la lumière du soir, se révèlent davantage ces funestes liaisons non consentantes, telles des tumeurs se multipliant d’années en années. Étendant ses suçoirs toujours plus profondément au cœur des branchages, le gui profiteur prospère tout en creusant petit à petit sa propre tombe. Plus tard, on pourra enjamber, gisant au sol, les cadavres encore soudés de ces arbres et de leur hôte parasite. Mais à l’instant, ils dessinent ensemble en ombres chinoises des tableaux saisissants (Salix fragilis et Viscum album, Viscaceae).