6 Mars 2025

En toute discrétion

Les groseilliers sauvages font partie de ces plantes ignorées qui fleurissent déjà dans nos sous-bois, en toute discrétion. Et pourtant ces grappes de petites fleurs blanc-vert font de l’œil au promeneur comme de petits lampions s’agitant dans le soleil. Pour eux comme pour les autres habitants du sous-bois, le temps est compté avant que les géants ne leur volent toute la lumière et, si les températures sont clémentes, ils auront la visite d’abeilles solitaires comme les Andrènes fauves qui raffolent de leurs fleurs (Ribes rubrum, Glossulariaceae).

Tout début mars

Ca y’est, c’est la panique! Trop de choses à vous montrer….

Le soleil, les jours qui s’allongent à grande vitesse, tout s’accélère et chaque jour est une nouvelle explosion. Comme tous les ans à cette époque, c’est le début de la paralysie! Que choisir pour faire la une, celle-ci? celle-là? ou celle-là? Comment choisir? Cette fois, je vais trancher, plutôt que de rien faire, et tant pis pour les autres. Ce sera la Pulmonaire (Pulmonaria officinalis, Boraginaceae) et aussi toujours, nos terribles et magnifiques compagnes, les ronces qui ont vaillamment traversé l’hiver. Le saviez vous? Les fleurs de Pulmonaire passent du rouge au violet, non pas pour nos beaux yeux, mais pour aider les pollinisateurs à aller à l’essentiel : les fleurs nouvellement écloses avec pollen, et non celles déjà fécondées.

19 Février 2025

Le cresson des murailles, petit mais costaud!

Si le cresson des murailles s’est invité chez vous, vous savez de quoi je parle! Cette petite crucifère, pourtant bien jolie, est le cauchemar des adeptes des jardins au cordeau. Potager, pelouses, allées, anfractuosités des pierres, rien ne l’arrête. Véritable machine de guerre, elle fleurit presque sous la glace, quand les jardiniers frileux sont encore à espérer le soleil ou l’arrêt de la pluie, bien au chaud derrière la vitre. Discrètement plaquée au sol, elle ne se montre que lorsqu’elle est déjà en fleur. Une seule d’entre elle donnera plus d’une centaine de graines, projetées avec vigueur aux alentours au moindre contact ou sous l’effet du dessèchement. Ceux qui ont essayé de la contrôler y ont perdu une partie de leur vie et j’en fais partie. Pour finir, elle et moi avons fait une sorte de pacte, lui laisser une place mais pas trop, d’autant qu’il parait qu’elle se mange en salade! (Cardamine hirsuta, Brassicacées).

16 Février 2025

Des nouvelles fraîches

Oyé oyé, habitants des villes et des appartements! Restez connectés! Dehors, nos guerrières, bourrées d’anti-gel, sont déjà à l’œuvre, dans les bois ou les fossés. Celles qui fleurissent déjà ou qui sont sur le point de le faire, celles qui osent déjà les jeunes feuilles, vite avant l’ombre des géants. Si vous le pouvez, partez en promenade et ouvrez grand les mirettes! Vous verrez peut être les chatons dorés des noisetiers, les fières rosettes des pulmonaires et leurs fleurs déjà sur le point d’éclore, le gouet pointant déjà le début de son étrange inflorescence, les coussins de stellaires croissant sous le givre, les tapis de véroniques, les églantiers qui brandissent déjà quelques nouvelles feuilles tendres… Ce n’est pas encore la vague des anémones ou des petites pervenches, mais c’est certain, elle n’est plus très loin… on oubliera bientôt l’hiver! (Stellaria holostea, Caryophyllacées).

9 Février 2025

Les prémices…

Qu’on les attendent ou pas, aujourd’hui ils sont là, nos précurseurs, petites touches de vie qui revient, vaillants étendards de la prochaine explosion de chlorophylle, ou simples brigands dans la guère pour la lumière. Lianes robustes qui s’affichent ou brins d’herbe discrets, ils sont là. Encore une fois, la sève circule déjà, loin de nos tracas et quoi qu’il advienne, simplement parce ce que les jours rallongent. Et tant que la lumière sera là, avec un peu de chaleur, la vie végétale sera toujours notre indispensable commencement à tout, même pour ceux qui l’ignorent ou s’en moquent (Chèvrefeuille des haies sur robinier faux-acacia, Lonicera xylosteum, Caprifoliacées).

23 Avril 2024

Soleil, rosée et millepertuis

Ce matin d’avril, c’est cadeau! Rosée, soleil et nature qui s’élance, le printemps semble enfin généreux. A peine sortie des touffes d’herbes tendres, le frêle Millepertuis élégant me fait de l’oeil, tout nimbé de rosée et hissant ses chaudes couleurs. Je ne pouvais pas rater ce rendez-vous annuel! (Hypericum pulchrum, Clusiacées).

13 Avril 2024

A ne pas rater

Au rayon des feuillus qui sortent de leur torpeur au long de la rivière ou en lisière de bois, il en est un qu’il ne faut vraiment pas rater en ce moment. Bientôt, il sera bien plus terne bien que plein de promesses. Pour ces fruits qui réchaufferont notre hiver, c’est maintenant que cela se joue, alors que s’épanouissent en même temps les nouvelles feuilles en camaïeu d’orange et de vert, les chatons mâles imposants et les discrètes fleurs femelles. Le noyer n’est pas ordinaire et, vous l’aurez compris, c’est un de mes chouchous! Allez le regarder de près, maintenant ou… l’année prochaine (Juglans regia, Juglandacées).

9 Avril 2024

Le réveil des géants

Encore une fois changer d’échelle, essayer de capter cette énergie bouillonnante électrisant la futaie, et vous rapporter une image toute simple de nos géants tout juste sortis de leur torpeur (Quercus robur, Fagacées).