22 Juin 2020

Petit bijou dans la clairière

Depuis le printemps déjà le Camerisier des bois déploie ses tiges volubiles à l’assaut de ses proches voisins. Il enserre la moindre tige de graminée, le moindre arbuste, jusqu’à parfois réduire sa croissance. C’est sans vergogne qu’il prend appui pour exposer en pleine lumière ses fleurs au nectar enivrant mais à la distribution confidentielle. Seuls les papillons de nuit comme certains Sphinx pourront profiter de l’aubaine, avec leur longue trompe. Mais pour le promeneur, c’est un régal fort accessible (Lonicera periclymenum).

15 Juin 2020

Des fleurs au bord de l’eau

Le bouillonnement de chlorophylle, qui s’est formé en un temps record au bord de l’étang, livre enfin aux butineurs les prémices du futur festin. La première à ouvrir le bal est l’Epiaire des marais, qui dresse haut ses très graphiques hampes florales (Stachys palustris).

13 Juin 2020

Robuste mais belle

La Vipérine commune a passé déjà toute une année, tapie au sol à se faire piétiner. Cet hiver déjà, elle dessinait de superbes rosettes de givres sur la prairie desséchée. C’est maintenant son heure de gloire, le moment où pour mieux se reproduire, elle offre aux bourdons et papillons de belles fleurs bleues pourvues d’un nectar délicieux. Open-bar pour trois semaines, voir un mois! (Echium vulgare).

8 Juin 2020

Beauté cachée

La Lampsane commune n’est pas très remarquable. Elle est plutôt discrète, d’un vert assez terne, tant qu’elle ne déploie pas sa hampe florale. Son toucher est plutôt rêche et elle n’intéresse pas le bétail. Elle produira bientôt de toutes petites fleurs jaunes comme de petits pissenlits, qu’on regardera à peine. Mais lorsque le soleil baisse, elle le capture de ses feuilles ondulées et velues et nous le donne à contempler, comme peu d’autres aussi bien autour d’elle. (Lapsana communis).

2 Juin 2020

Flamenco

Le soleil est déjà bas sur le bord de la rivière et c’est comme si la nature se préparait pour « sortir ». Les pâles menthes soulignent d’or leurs feuilles. Les très discrètes fleurs des Scrophulaires aquatiques s’embrassent de rouge, comme pour préparer leurs grandes hampes florales à une folle soirée de danse (Scrophularia aquatica).

27 Mai 2020

Silhouette

Dans la futaie, déjà guettée par la sécheresse, l’Epiaire des bois ou Ortie puante, s’élance vaille que vaille. Parmi les vagues de carex et graminées, on la distingue par sa silhouette vert tendre soulignée de lumière (Stachys sylvatica).

23 Mai 2020

Odeurs entêtantes

Il est certaines plantes qu’on sent avant de les voir, lorsqu’elles sont en fleur, comme le Sureau ou le Gaillet mou (fleurs blanc crème). On ne saurait dire si cela sent bon, tellement cela sent fort. Le Gaillet mou (ou Caille-lait) rappelle un peu les crêpes, le Sureau est plus indéfinissable. Une chose est sûre, c’est en ce moment que cela se passe! Au jardin, le Sureau Noir (ainsi appelé à cause de ses baies noires) se décline en robe de feuilles noires et fleurs rosées (Galium mollugo, Sambucus nigra, Sambucus nigra « Black Lace »).

14 Mai 2020

Une fleur si populaire

Ils explosent au bord des routes et chemins,et parfois même se hissent au dessus des jeunes épis d’orge. Comment expliquer la popularité de cette fleur, pourtant si mal venue au sein des cultures? Sa couleur chatoyante? le feutré de ces pétales? sa légèreté dans le vent? Quoiqu’il en soit, le coquelicot est une star incontestée des mois de mai et juin. (Papaver rhoeas).

23 Avril 2020

Elégante curiosité

Le Sceau de Salomon multiflore ne ressemble à aucune autre plante de nos sous-bois et lisières. Il arrive dans la deuxième vague de fleurs, juste après les innombrables anémones et pervenches ou encore plus tard en situation moins ensoleillée. S’il occupe moins le terrain, sa silhouette en faux qui émerge des herbes et ses fleurs en tube étonnantes le font reconnaitre de loin et à coup sûr. D’où lui vient ce nom étrange? Semble-t-il de la cicatrice que forme sur le rhizome la tige de l’année précédente, une étoile à six branche. (Sceau de Salomon multiflore, Polygonatum multiflorum)

23 Avril 2020

Etrange sabbat en forêt

C’est le moment d’observer cette surprenante danse de femmes sans tête qui se déroule sur les talus en forêt. La toxique fougère aigle déploie ses frondes, sans craindre ou presque la voracité des herbivores. Étonnant de penser que dans cette petite silhouette de 6 cm est déjà presque contenue toute l’architecture d’une fronde de plus d’un mètre. (Fougère aigle, Pteridium aquilinum).